Les femmes ont le droit de vivre de leur passion. Le message de Anne-Marie Nzié, la voix d’or du Cameroun

Aujourd’hui, je vous propose de vous parler d’un monument de la chanson camerounaise, de la voix d’or du Cameroun, de la reine mère du bikutsi. D’une femme qui incarne tout entier le sens du mot Phoenix. Celle qui a fait vibrer dans nos cœurs à tou-te-s le mot liberté. La première femme à jouer de la guitare sur scène. Une femme qui n’a rien à envier à Beyoncé ou à Madonna et dont la carrière a duré 55 ans. Notre chère maman, Anne-Marie Nzié. Une femme qui a décidé un jour qu’elle vivrait de sa passion et qui l’a fait. Une femme qui n’a jamais baissé les bras malgré les obstacles. Une femme qui s’est toujours battue pour avoir son dû, qui n’a cessé de dénoncer les escroqueries de son industrie. Une femme qui a eu le courage de se choisir elle-même, y compris dans son couple.

Une architecture africaine au service de l’humain et de la femme. Une architecture exempte d’occidentalo-centrisme, la leçon de Mariama Kamara

Son travail est guidé par la conviction que les architectes ont un rôle important à jouer dans la réflexion sur des espaces qui ont le pouvoir d’élever, de donner de la dignité et d’offrir une meilleure qualité de vie. Elle croit que le design est aussi crucial que la politique et le développement économique. 

#empowerment #traditions #modernité #architecture #niger

Et si on arrêtait de minimiser les crimes familiaux des hommes ?

L’infanticide récent au Sénégal nous met brutalement en face de ce qu’est la domination masculine. Des hommes qui vivent avec délectation le fait d’avoir pour marche-pied des femmes. Des hommes en mal de pouvoir dans un contexte économique difficile mais qui chez eux ont toujours un dernier bastion de domination, la femme. Leur femme, leur soeur, et parfois leur mère. Des hommes qui « perdent pied » lorsque leur dernier bastion de domination leur échappe.
#infanticide #masculinitétoxique #soutienawadiagne #infanticides221 #InfanticidesSénégal

Et si on unissait nos forces pour mettre fin au revenge porn ?

Voilà qu’une nouvelle affaire revenge porn secoue le 237. Comme à mon habitude, hors de question que je regarde une telle vidéo. Hors de question pour moi également de naviguer sur les pages facebook et autres qui diffusent ou discutent de cette vidéo.
Néanmoins, nous sommes plusieurs à penser que cela devient vraiment pénible. Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans le 237. Encore récemment, une jeune fille, Mirabelle, mettait fin à ses jours parce qu’elle ne parvenait pas à dealer avec les conséquences d’une vidéo à caractère sexuelle qu’on lui attribuait. Cette fois-ci, c’est une joueuse talentueuse de l’équipe nationale de football qui est jetée en pâture.
#revengeporn

La sorcière, cette femme qui refuse d’entrer dans les rangs. Irène Tassembédo, la chorégraphe au chevet des femmes et des jeunes

Le message d’Irène Tassembédo s’adresse principalement aux femmes et aux jeunes. Irène c’est une ancienne qui demande aux jeunes de se lever. Qui leur dit que malgré la dureté qu’ielles endurent dans le pays et dans le monde, cela vaut toujours le coup de se battre pour le beau qui existe quelque part et qu’il suffit d’investir. C’est une artiste qui conseille aux jeunes d’être exigeant-e-s avec elleux même pour prétendre à plus demain. Une exigence qui leur permettra de faire face aux défis et aux pièges de ce monde. Une exigence qu’elle leur apporte au travers de la discipline de la danse. Elle a cœur de mettre les femmes sur le devant de la scène tant parmi les artistes qu’elle dirige que dans les thèmes qu’elles abordent.

Comme plusieurs des artistes que nous avons présentées ici, et dont certain-e-s de nos ami-e-s panafricain-e-s devraient copieusement s’inspirer, voici une artiste supplémentaire qui veut insuffler de la modernité à la danse africaines tout en la maintenant ancrée dans ses racines, dans ses traditions. Elle souhaite l’inscrire dans un monde en mutation, sans renier sa propre gestuelle, sans la figer dans un schéma traditionnel souvent synonyme de folklore.

#sorcières #pauvreté #traditions #modernité #occidentalocentrisme #danse #burkinafaso

Les violences basées sur genre, quezako ?

Les VBG ont toujours existé, c’est juste qu’aujourd’hui elles sont moins tolérées que par le passé par les femmes, et c’est tant mieux.

Certain-e-s s’empressent à rappeler que les VBG s’abattent tant sur les hommes que sur les femmes. Il ne faut pas oublier que malgré tout, nos amis à phallus restent largement bénéficiaires du patriarcat.

Quant aux conséquences des VBG, elles ne sont pas que physiques et pouvant causer la mort des femmes.

Les VBG commence dès la grossesse avec les réactions de l’entourage. C’est le traitement différencié des bébés, des enfants, le fait les jeunes filles ne se sentent pas légitimes dans les professions scientifiques ou à fortes exigences, le fait que les femmes sont moins embauchées, le fait qu’elles sont moins rémunérées, moins promues.

Au sein des ménages, elles doivent se taper des doubles journées. Si elles ne font pas d’enfants, elles sont malmenées.

Les VBG ce sont les femmes entrepreneuses qui réussissent moins, c’est la difficulté pour une femme de divorcer ou de maintenir son niveau de vie après son divorce, la difficulté pour une fille de prétendre à l’héritage de son père, pour une femme de prétendre à l’héritage de son mari. Et ça, c’est sans compter les rites de veuvage plus ou moins atroces. C’est une retraite plus petite.

Les VBG c’est la douleur des femmes qui ne sont pas pris au sérieux par les professionnel-le-s de la santé. Ce sont les injonctions diverses sur le corps des femmes.

Pour en finir avec les VBG, la dénonciation c’est bien, mais cela ne suffit pas. La solution impactante se trouve dans la prévention, dans le changement de paradigme.

#VBG #sexisme #masculinitétoxique #violencesconjugales #harcèlementderue #viol #inceste #mutilationssexuelles #ecartsalarial #plafonddeverre #stérilité #douplepeine #congépaternité

La liberté par la notoriété. Le chemin d’émancipation de Seni Awa Camara, sculptrice sénégalaise

Seni Awa Camara fait partie de ces artistes introduits sur la scène de l’art contemporain africain en 1989 par l’exposition Magiciens de la terre, dont nous avons déjà parlé ici, et dont les œuvres furent acquises et diffusées par Jean Pigozzi, au lendemain de l’exposition. Sa technique rudimentaire lui permet de donner corps à des visions étonnantes. Ses œuvres et son univers sont en rupture par rapport aux productions artisanales usuelles et font preuve d’une liberté et d’une imagination spécifique sur le fond et la forme. Une artiste qui ne fait pas de dogmatisme avec ce qui lui a été transmis, mais qui au contraire se l’approprie, en tire la lie et propose au monde un message renouvelé et actualisé. Le message d’une femme qui n’a jamais pu être alors qu’elle l’aurait tant souhaité.

#leadershipfeminin #maternité #faussecouche #deuilprénatal #stérilité #traditions #modernité #feminisme #feminismeafricain #afrofeminisme #sculpture #sénégal

La sororité pour échapper à la fatalité. Une démonstration par Ginette Daleu, photographe Camerounaise

Aucun favoritisme de ma part mais retournons une fois de plus du côté du Cameroun. Et pour cet instant culture, je vous invite à la rencontre d’une photographe de talent, d’une photographe qui a bravé les craintes familiales, qui n’a jamais mis de côté son engagement sociétal. Une femme qui tout au long de sa vie s’est laissée inspirer et a inspiré, a tendu la main. Sa marque de fabrique, des collages sur les murs. Son espace de jeu, les murs de de nos villes.

#sororité #leadershipfeminin #femmedansunmétierdhomme #traditions #modernité #feminisme #feminismeafricain #afrofeminisme #photographie #Cameroun

Et si on apportait aux femmes victimes de violences conjugales le soutien dont elles ont vraiment besoin ? Et si on sortait tou-te-s de la mécanique des violences conjugales ?

La mécanique des violences conjugales. Une mécanique qui réduit à néant l’estime de soi des victimes, une mécanique qui nous rend complices de l’impensable…
Mobilisons un continuum d’action pour vaincre ce continuum de l’horreur

La femme africaine n’est pas qu’érotisme et marchandise, misère et désolation. Angèle Etoundi Essamba nous emmène, au-delà des clichés

La photographie en général, et la photographie des corps et femmes noires en particulier a longtemps été fortement connoté par le regard colonial qui faisaient de ces individus des objets. Dans sa pratique, Angèle Etoundi Essamba est la première femme photographe originaire de l’Afrique sub-saharienne à avoir exploré, dans les années 1980, le corps de la femme noire et sa nudité́ à travers des portraits en studio et des compositions qui préservaient la dignité́ de ses modeles. 
Son travail est une contre-réponse à l’objectivation stéréotypée du corps exotique de la femme noire. Par ailleurs, elle rompt avec les représentations stéréotypées d’une Afrique déchirée par les famines, les épidémies et les guerres, au lieu de célébrer la richesse culturelle et la diversité du continent.
Dans sa dénonciation des stéréotypes, elle consacre une série de photographies au voile. Dans son œuvre, c’est avant tout d’humanité qu’il est question. Cette humanité, elle l’évoque au travers de cette femme africaine.

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer