Les femmes ont le droit de vivre de leur passion. Le message de Anne-Marie Nzié, la voix d’or du Cameroun

Aujourd’hui, je vous propose de vous parler d’un monument de la chanson camerounaise, de la voix d’or du Cameroun, de la reine mère du bikutsi. D’une femme qui incarne tout entier le sens du mot Phoenix. Celle qui a fait vibrer dans nos cœurs à tou-te-s le mot liberté. La première femme à jouer de la guitare sur scène. Une femme qui n’a rien à envier à Beyoncé ou à Madonna et dont la carrière a duré 55 ans. Notre chère maman, Anne-Marie Nzié. Une femme qui a décidé un jour qu’elle vivrait de sa passion et qui l’a fait. Une femme qui n’a jamais baissé les bras malgré les obstacles. Une femme qui s’est toujours battue pour avoir son dû, qui n’a cessé de dénoncer les escroqueries de son industrie. Une femme qui a eu le courage de se choisir elle-même, y compris dans son couple.

Une architecture africaine au service de l’humain et de la femme. Une architecture exempte d’occidentalo-centrisme, la leçon de Mariama Kamara

Son travail est guidé par la conviction que les architectes ont un rôle important à jouer dans la réflexion sur des espaces qui ont le pouvoir d’élever, de donner de la dignité et d’offrir une meilleure qualité de vie. Elle croit que le design est aussi crucial que la politique et le développement économique. 

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La sorcière, cette femme qui refuse d’entrer dans les rangs. Irène Tassembédo, la chorégraphe au chevet des femmes et des jeunes

Le message d’Irène Tassembédo s’adresse principalement aux femmes et aux jeunes. Irène c’est une ancienne qui demande aux jeunes de se lever. Qui leur dit que malgré la dureté qu’ielles endurent dans le pays et dans le monde, cela vaut toujours le coup de se battre pour le beau qui existe quelque part et qu’il suffit d’investir. C’est une artiste qui conseille aux jeunes d’être exigeant-e-s avec elleux même pour prétendre à plus demain. Une exigence qui leur permettra de faire face aux défis et aux pièges de ce monde. Une exigence qu’elle leur apporte au travers de la discipline de la danse. Elle a cœur de mettre les femmes sur le devant de la scène tant parmi les artistes qu’elle dirige que dans les thèmes qu’elles abordent.

Comme plusieurs des artistes que nous avons présentées ici, et dont certain-e-s de nos ami-e-s panafricain-e-s devraient copieusement s’inspirer, voici une artiste supplémentaire qui veut insuffler de la modernité à la danse africaines tout en la maintenant ancrée dans ses racines, dans ses traditions. Elle souhaite l’inscrire dans un monde en mutation, sans renier sa propre gestuelle, sans la figer dans un schéma traditionnel souvent synonyme de folklore.

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La liberté par la notoriété. Le chemin d’émancipation de Seni Awa Camara, sculptrice sénégalaise

Seni Awa Camara fait partie de ces artistes introduits sur la scène de l’art contemporain africain en 1989 par l’exposition Magiciens de la terre, dont nous avons déjà parlé ici, et dont les œuvres furent acquises et diffusées par Jean Pigozzi, au lendemain de l’exposition. Sa technique rudimentaire lui permet de donner corps à des visions étonnantes. Ses œuvres et son univers sont en rupture par rapport aux productions artisanales usuelles et font preuve d’une liberté et d’une imagination spécifique sur le fond et la forme. Une artiste qui ne fait pas de dogmatisme avec ce qui lui a été transmis, mais qui au contraire se l’approprie, en tire la lie et propose au monde un message renouvelé et actualisé. Le message d’une femme qui n’a jamais pu être alors qu’elle l’aurait tant souhaité.

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La sororité pour échapper à la fatalité. Une démonstration par Ginette Daleu, photographe Camerounaise

Aucun favoritisme de ma part mais retournons une fois de plus du côté du Cameroun. Et pour cet instant culture, je vous invite à la rencontre d’une photographe de talent, d’une photographe qui a bravé les craintes familiales, qui n’a jamais mis de côté son engagement sociétal. Une femme qui tout au long de sa vie s’est laissée inspirer et a inspiré, a tendu la main. Sa marque de fabrique, des collages sur les murs. Son espace de jeu, les murs de de nos villes.

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La femme africaine n’est pas qu’érotisme et marchandise, misère et désolation. Angèle Etoundi Essamba nous emmène, au-delà des clichés

La photographie en général, et la photographie des corps et femmes noires en particulier a longtemps été fortement connoté par le regard colonial qui faisaient de ces individus des objets. Dans sa pratique, Angèle Etoundi Essamba est la première femme photographe originaire de l’Afrique sub-saharienne à avoir exploré, dans les années 1980, le corps de la femme noire et sa nudité́ à travers des portraits en studio et des compositions qui préservaient la dignité́ de ses modeles. 
Son travail est une contre-réponse à l’objectivation stéréotypée du corps exotique de la femme noire. Par ailleurs, elle rompt avec les représentations stéréotypées d’une Afrique déchirée par les famines, les épidémies et les guerres, au lieu de célébrer la richesse culturelle et la diversité du continent.
Dans sa dénonciation des stéréotypes, elle consacre une série de photographies au voile. Dans son œuvre, c’est avant tout d’humanité qu’il est question. Cette humanité, elle l’évoque au travers de cette femme africaine.

Mères bombez le torse. Sugar daddys retournez dans vos trous. La diva sénégalaise du jazz Aminata Fall nous parle

Aminata Fall dite Garmi, est une chanteuse et comédienne sénégalaise. Mais aujourd’hui, c’est sa carrière musicale qui nous intéresse 😊. C’est que notre artiste du jour composait : blues et mbalax principalement. Une artiste pour qui l’art, c’est s’engager, pour les mères, les filles, les enfants ou encore tout simplement la liberté. Encore un article pour découvrir, s’interroger, se révolter, et j’espère se mettre en marcheLire la suite « Mères bombez le torse. Sugar daddys retournez dans vos trous. La diva sénégalaise du jazz Aminata Fall nous parle »

Diwouta-Kotto, première architecte Camerounaise, la spécialiste des bâtiments coloniaux. La pionnière bloquée par le plafond de verre 

Hello la communauté ! On espère que la rentrée n’a pas été trop dure ! De notre côté, même si une pause s’imposait, ils ont été difficiles ces dimanches sans exploration de notre matrimoine. Mais nous sommes de retour (jusqu’à la prochaine pause 😂) ! Pour notre rentrée, nous vous proposons une immersion dans l’architecture et une rencontre avec une pionnière Camerounaise. Les leçons que vous en tirerez ? Une réflexion sur notre « héritage » colonial, des interrogations sur la ville africaine de demain et un ventre retournée face aux injustices. Prêt-e-s à faire chauffer vos cerveaux ? C’est parti !

Marie Rose Guiraud où quand la chorégraphe en appelle à la libération des femmes et à leur reconnaissance dans la société africaine

Marie Rose Guiraud est une pionnière de la chorégraphie et de la danse traditionnelle en Côte d’Ivoire qui a fait les beaux jours de la danse africaine et contemporaine de par le monde. Et pourtant la vie, et parfois ses compatriotes ne lui ont pas rendu la tâche facile. 
Beaucoup se sont accordé le droit de la classer selon son aspect physique. Plus laide femme de Côte d’Ivoire. Voilà le surnom dont on l’a affublé. Comme si son talent gênait tellement qu’il fallait coûte que coûte la remettre à sa place.
Ses spectacle appellent à la libération des femmes et à leur reconnaissance dans la société africaine. 

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Libérer les femmes du carcan des hommes, des privations et des tabous. L’engagement de la princesse Elizabeth Olowu, la première sculptrice de bronze nigériane

La princesse Elizabeth Olowu (née le 8 août 1945) est une sculptrice nigériane et la fille d’Oba Akenzua II, qui était un chef du peuple Edo dans l’actuelle Benin City, au Nigeria. Olowu travaille le bronze, un matériau traditionnel pour son peuple, et est connue comme la première sculptrice de bronze au Nigeria. Ses sculptures ont un flux traditionnel ainsi qu’une perspective moderne et féministe rafraîchissante.  

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