Les femmes ont le droit de vivre de leur passion. Le message de Anne-Marie Nzié, la voix d’or du Cameroun

Aujourd’hui, je vous propose de vous parler d’un monument de la chanson camerounaise, de la voix d’or du Cameroun, de la reine mère du bikutsi. D’une femme qui incarne tout entier le sens du mot Phoenix. Celle qui a fait vibrer dans nos cœurs à tou-te-s le mot liberté. La première femme à jouer de la guitare sur scène. Une femme qui n’a rien à envier à Beyoncé ou à Madonna et dont la carrière a duré 55 ans. Notre chère maman, Anne-Marie Nzié. Une femme qui a décidé un jour qu’elle vivrait de sa passion et qui l’a fait. Une femme qui n’a jamais baissé les bras malgré les obstacles. Une femme qui s’est toujours battue pour avoir son dû, qui n’a cessé de dénoncer les escroqueries de son industrie. Une femme qui a eu le courage de se choisir elle-même, y compris dans son couple.

La sororité pour échapper à la fatalité. Une démonstration par Ginette Daleu, photographe Camerounaise

Aucun favoritisme de ma part mais retournons une fois de plus du côté du Cameroun. Et pour cet instant culture, je vous invite à la rencontre d’une photographe de talent, d’une photographe qui a bravé les craintes familiales, qui n’a jamais mis de côté son engagement sociétal. Une femme qui tout au long de sa vie s’est laissée inspirer et a inspiré, a tendu la main. Sa marque de fabrique, des collages sur les murs. Son espace de jeu, les murs de de nos villes.

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La femme africaine n’est pas qu’érotisme et marchandise, misère et désolation. Angèle Etoundi Essamba nous emmène, au-delà des clichés

La photographie en général, et la photographie des corps et femmes noires en particulier a longtemps été fortement connoté par le regard colonial qui faisaient de ces individus des objets. Dans sa pratique, Angèle Etoundi Essamba est la première femme photographe originaire de l’Afrique sub-saharienne à avoir exploré, dans les années 1980, le corps de la femme noire et sa nudité́ à travers des portraits en studio et des compositions qui préservaient la dignité́ de ses modeles. 
Son travail est une contre-réponse à l’objectivation stéréotypée du corps exotique de la femme noire. Par ailleurs, elle rompt avec les représentations stéréotypées d’une Afrique déchirée par les famines, les épidémies et les guerres, au lieu de célébrer la richesse culturelle et la diversité du continent.
Dans sa dénonciation des stéréotypes, elle consacre une série de photographies au voile. Dans son œuvre, c’est avant tout d’humanité qu’il est question. Cette humanité, elle l’évoque au travers de cette femme africaine.

Diwouta-Kotto, première architecte Camerounaise, la spécialiste des bâtiments coloniaux. La pionnière bloquée par le plafond de verre 

Hello la communauté ! On espère que la rentrée n’a pas été trop dure ! De notre côté, même si une pause s’imposait, ils ont été difficiles ces dimanches sans exploration de notre matrimoine. Mais nous sommes de retour (jusqu’à la prochaine pause 😂) ! Pour notre rentrée, nous vous proposons une immersion dans l’architecture et une rencontre avec une pionnière Camerounaise. Les leçons que vous en tirerez ? Une réflexion sur notre « héritage » colonial, des interrogations sur la ville africaine de demain et un ventre retournée face aux injustices. Prêt-e-s à faire chauffer vos cerveaux ? C’est parti !

Reconquête des imaginaires et leadership féminin. L’inspiration assistée par la BD avec Reine Dibussi

Reine Dibussi est une illustratrice 2D, dessinatrice et auteure de bande dessinée franco-camerounaise qui milite pour une BD inclusive, au sein de laquelle les femmes peuvent se saisir de tous les sujets. Elle s’inscrit également dans un mouvement qui explore les mythologies et pensées précoloniales pour penser une Afrique futuriste qui garde le meilleur de son passé et des propositions des autres aires géographiques. 

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Quand la tradition orale africaine fait place aux femmes. Asomo Ngono Ela, la virtuose du Mvet

Aujourd’hui, vous allez être mangé à la sauce Mvet 🎶🎶🎶. Vous savez, cet instrument à cordes à la fois musical et rituel, et qui sert d’appui aux pratiques mystiques (dialogue avec les divinités de la forêt) et sociales. Vous allez rencontrer l’une des seules femmes à avoir jamais été maitresse Mvet 💪. Une femme qui a longtemps été la bibliothèque vivante de son peuple 📖, une femme qui rend les concepts de métiers genrés désuets 😍, une femme enfin, qui a toujours maintenu son cap malgré l’adversité.

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Les revendications des africaines pour leurs droits ne sont ni nouvelles ni occidentales. La piqûre de rappel de Thérèse Kouoh Moukoury

Dans les discussions sur les droits des femmes en Afrique ⚖, il est souvent opposé aux féministes qu’elles mettent sur la table des préoccupations occidentales, ou encore que ces revendications sont en porte à faux avec la culture africaine 🙄. Pourtant, si on s’intéresse aux écrits laissés par nos mères et grand-mères, on entend le même écho. Le chant des complaintes étouffées générations après générations. Thèrèse Kuoh-Moukoury est l’une de ces voix. C’est la première romancière d’Afrique francophone ✍. En tant qu’autrice pionière, elle a laissé un témoignage qui va permettre de balayer d’un revers de la main ces critiques paresseuses. Elle nous montre que déjà dans les années 50 les femmes africaines ployaient sous le joug des injonctions (mariage, maternité, polygamie subie, humiliations dans le couple) et qu’elles en souffraient dans un silence assassin 😢.
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Les noires sont des femmes comme les autres. La preuve par Ebène Duta de Elyon’s

C’est le moment d’une petite incursion dans le monde la BD à la rencontre d’Ebène Duta qui surprendra peut-être les non racisé.e.s tant ses ressemblances avec les filles de son âge sont légions. Toutefois, du fait de son apparence, son expérience de noire reste singulière quand elle doit se heurter à toutes les formes de racismes.

Quand la famille devient toxique…

Pour cette première rubrique de l’Afrique vue par les africaines , nous allons présenter l’œuvre « Les insatiables » de Marie Charlotte Mbarga Kouma (1967).  Le personnage principale féminin, Hélène, y est à plusieurs reprises taxée d’Européenne, par sa belle-famille, sa famille et même son mari Bala, en raison de son approche critique des usages locaux. Une critiqueLire la suite « Quand la famille devient toxique… »

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